Romane Prigent, Anatole Delassus et Benjamin Renia ont récemment accepté les termes d’un accord avec leur club de Pau. Les trois slalomeurs obtiendront un SMIC grâce à un outil mis à disposition par l’agence régionale du sport, leur permettant de mieux se concentrer sur leur sport et les Jeux de Paris en 2024.
Début octobre, trois athlètes de l’équipe universitaire de canoë-kayak de Pau ont signé leur premier contrat pour un poste de « sportif de haut niveau ». un dispositif mis en place par l’Agence nationale du sport (ANS), créée en 2019 et dont l’un des deux objectifs principaux est le développement de la « haute performance » d’ici Paris 2024.

Pour que les athlètes de haut niveau qui concourent dans les disciplines olympiques puissent se concentrer uniquement sur leur préparation, il est impératif qu’ils reçoivent un salaire. Il s’agit d’un salaire minimal, dont le bâtiment prend en charge 60%.

Pour que les athlètes de haut niveau concourant dans les disciplines olympiques puissent se concentrer uniquement sur leur préparation, il est impératif qu’ils obtiennent un salaire. Les athlètes doivent trouver un salaire minimal, dont 60% sont assurés par l’ANS, un cadre juridique public, et 40% par des partenaires privés. Une distinction est que le club de l’athlète est tenu de verser ce salaire (ce club signe une convention avec l’ANS et les partenaires qui lui versent l’argent dédié aux athlètes).

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Trois athlètes du PCKCU, spécialisés en kayak de slalom et sélectionnés en équipe de France, ont commencé à bénéficier de ce programme dès le début du mois d’octobre sous la forme de contrats d’un an renouvelables jusqu’en 2024. (à condition qu’ils restent sur la liste ministérielle des sportifs de haut niveau).

On pense d’abord au champion du monde par équipe Benjamin Renia (de l’équipe de France). Il participe également à la nouvelle épreuve de slalom extrême en kayak aux Jeux olympiques (or et argent en compétitions internationales). Cette position sportive de haut niveau a une grande importance pour lui car il a travaillé pour revenir dans l’équipe de France et a déjà 32 ans. Auparavant, Benjamin Renia devait cumuler deux emplois pour joindre les deux bouts : un poste salarié de surveillant à l’internat de Nitot, et une activité annexe de communicateur. Il devait également s’entraîner dur tous les jours. Conséquence directe, il dispose de temps et de semaines pour se rendre fréquemment à la piscine olympique de Vaires-sur-Marne et s’y entraîner.

Un réel accomplissement pour la kayakiste Benjamin Renia

Le jeune kayakiste, fier de sa réussite, se sent, maintenant un vrai professionnel comme il le confirme « Au-delà de ce temps libéré, c’est aussi une reconnaissance, ça fait tellement de temps qu’on me demande si je suis sportif professionnel… avec ce contrat je peux enfin le dire, je suis sportif professionnel ».

Benjamin Renia dépend de partenaires comme la Région Nouvelle-Aquitaine, la Ville de Pau, l’entreprise Centrakor à Orthez, et des mécènes pour compléter la contribution de l’ANS (soutien des proches). Il est à la recherche de partenaires supplémentaires.

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Qu’en est-il d’Anatole Delassus ?

Le deuxième membre du PCKCU à bénéficier d’un « emploi sportif de haut niveau » depuis le mois dernier est Anatole Delassus, 21 ans, sélectionné en équipe de France jeunes et déjà double champion du monde de kayak slalom individuel (junior et moins de 23 ans). Il bénéficie également du soutien de l’entreprise alsacienne Eberhardt (électroménager), qui s’investit dans le canoë-kayak depuis 2004. Un véritable soulagement pour le Palois qui, en dernière année de master en Staps, devait se contenter de bourses d’études.

Zoom sur Romain Prigent, le troisième athlète

Romane Prigent, 23 ans, est la troisième athlète désormais payée par son club pour se concentrer sur son sport. Elle a déjà une médaille d’or en Coupe du monde et le championnat d’Europe par équipe de cette année. Pour elle, étudiante dans la même situation qu’Anatole Delassus, ce contrat est une aide bienvenue en dehors du cadre normal de la Fédération française de canoë-kayak et « un confort qui me permet de m’immerger complètement dans mon entraînement sportif. » Romane Prigent bénéficie du soutien de SEG Fayat, un organisme à but lucratif (constructeur immobilier à Serres-Castet).

Pour le Pau Canoe & Kayak Club, qui est chargé de payer le salaire de ces athlètes. « C’est une opération rentable qui demande peu d’engagement humain mais qui nous permet de soutenir nos athlètes d’élite. Ils nous représentent bien dans les grandes compétitions, sont vraiment courtois, et sont toujours facilement accessibles quand nous avons besoin d’eux pour une animation du club, apprécie Rémi Langlumé, directeur par intérim du PCKCU.

Catégories : Canoe-Kayak

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